La Mort subite du nourrisson (MSN), tragédie soudaine, longtemps inexplicable et extrêmement culpabilisante pour les parents, vient peut-être d’être expliquée. En comparant 31 bébés décédés de la MSN et 10 bébés morts d’une autre maladie, des chercheurs ont constaté que les premiers manquaient tous d’un neurotransmetteur qui joue un rôle important dans les fonctions de régulation du corps (respiration et température) : la stérotonine. Ainsi donc, souvent alors que leurs parents ne le savent même pas, les nourrissons en déficit de stérotonine manquent d'une substance vitale : ils sont extrêmement fragiles ; les faire dormir sur le ventre est déjà une prise de risque. Cette découverte devrait déculpabiliser les parents qui ont subitement perdu un enfant, et ont l’impression d’avoir manqué de vigilance et/ou de l’avoir abandonné : le déficit de stérotonine est bien une maladie. En outre, les chercheurs tentent déjà de mettre en place des dispositifs permettant de détecter chez les nourrissons en vie la malformation du tronc responsable de ce manque de stérotonine (alors qu’au jour d’aujourd’hui, un tel dysfonctionnement n’est perceptible qu’après la mort).
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