Samy Naceri: réquisitoire du tribunal de Nanterre
Samy Naceri, de dérapages en comparutions, de jugements en incarcération, pourrait bien se mordre les doigts
Le tribunal de Nanterre a requis le 7 décembre 6 mois de prison, 2 ans de mise à l'épreuve, obligation de soins et 4.000 euros d'amende pour outrages et injures racistes envers des policiers.
Le 31 mars 2006, il avait été interpellé à Boulogne après avoir ingéré "une boîte de Lexomil et 15 whiskies" et traité un policier de "sale nègre".
Jugement le 14 décembre.
Le bad boy français, depuis sa libération le 2 février 2006 après 2 mois à l'ombre, avait dérapé cette nuit de mars, finissant sa nuit en prison, soutenant pourtant mordicus qu'on ne l'y prendrait plus.
A cette date, son état d'ébriété avancée et son agressivité lui avait evalu une interpellation "mouvementée" et un passage en cellule de dégrisement.
Sami avait été interpellé avenue du Général-de-Gaulle, à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, où il réside, par des policers qu'il a insultés copieusement en tenant des propos "très décousus".
L'acteur "n'était pas dans un état normal" et "avait bu plus que de raison", selon la source policière qui indique qu'il s'en était pris à un chaufeur de taxi. Emmené au commissariat, il se serait fortement débattu avant d'être examiné par un psychiatre puis ramené dans les locaux de la police où il se serait cogné la tête contre les murs.Remis en liberté le 31 mars, l'acteur n'avait pourtant pas été poursuivi pour des faits d'outrage et violence mais uniquement pour ivresse publique et manifeste, des faits passibles d'une simple amende.
Selon une source proche du dossier, Sami avait sur lui des calmants et son état de surexcitation "très avancé" êtait peut-être dû à "un cocktail de calmants et d'alcool à forte dose". Pas facile de garder le cap, malgré de bonnes résolutions.
Le prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes devra encore rendre des comptes devant la 10e chambre du tribunal correctionnel de Paris le 18 décembre pour "violence aggravée en récidive", après un tabassage en règle d'un jeune styliste en novembre 2005. Déjà condamné en 2003 pour des faits similaires, cette comparution pourrait aussi le conduire en prison..
Dans cette affaire, l'acteur s'en était violemment pris au jeune homme de 22 ans avec lequel il avait rendez-vous dans un restaurant parisien dans le cadre d'un rendez-vous professionnel, lui jetant un cendrier au visage. A la suite des faits, il avait d'ailleurs été mis en examen le 25 novembre 2005 et placé en détention provisoire avant d'être remis en liberté deux mois plus tard.
Le comédien sera jugé devant la 10e chambre du tribunal correctionnel pour "Violence ayant entraîné une incapacité totale de travail de plus de huit jours avec la circonstance aggravante que la violence a été exercée avec une arme par destination et "en état de récidive légale", selon une information publiée dans Le Parisien du 13 septembre 2006.
Version de la victime, qui a eu 15 jours d'ITT, l'acteur se serait emporté "soudainement" à cause de son retard.
Version de Samy Naceri: le jeune homme lui avait proposé de la drogue.
Des voeux pieux Il a pourtant bien essayé, Samy, de se mettre au vert une fois, deux fois, trois fois... mais c'est trois fois pour rien. Après avoir insulté des physio à l'entrée du VIP Room à Cannes en 2006 qui le refoulaient parce qu'il était saoul, il s'était encore retrouvé avec une nouvelle plainte.
Refoulé par les mastards, il aurait vivement réagi par des insultes, dont certaines - comme d'hab' - à caractère raciste, à l'encontre du service de sécurité.
Les frasques de Samy Naceri, le héros de la trilogie Taxi, ne sont malheureusement récentes.
Le comédien a déjà été condamné à 8 mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende en 2003 pour des infractions au code de la route et des violences. A l'époque, Naceri avait déjà été condamné à quatre reprises, depuis 2000, pour des faits de violences, d'outrages, de conduite en état alcoolique et d'excès de vitesse.
Samy Naceri, qui n'a jamais fait mystère d'avoir des amis "de jeunesse", jamais reniés, dont certains sont présentés par la police comme étant des "petits caïds du milieu" et "influents", pourrait bien cette fois encore payer une note salée à ses excès.
Un mea culpa en début d'année dans "VSD"
Samy Naceri avait pourtant déclaré dans l'édition du 1er au 7 mars 2006 de VSD que la justice avait eu raison de le punir. Le bad boy français, rendu à la liberté le 2 février, y clamait que "ces deux mois-là (l'avaient) réveillé".
Il évoquait notamment un traitement pour se débarrasser de son addiction à la cocaïne et à l'alcool, deux "béquilles" qui l'ont rendu "infirme" malgré lui.
"J'ai rencontré des jeunes à la prison de la Santé et je n'étais pas très à l'aise, c'est vrai. Comme si j'avais failli, quelque part. Tout le monde a cependant été gentil avec moi. Mais être un exemple ? je ne sais pas. Il est peut-être un peu tard, mais je leur dis bien à tous, du fond de mon coeur : 'La drogue, c'est la destruction et la mort !'"
Evoquant ses dérapages liés à l'alcool et la drogue, Samy n'hésitait pas à parler de "perte de confiance en soi, (de) descente aux enfers. Tu te prends pour le roi du monde, et tu es le roi de rien du tout".
"C'était la violence de trop", précisait encore l'homme qui se décrivait alors comme "un citoyen comme tout le monde, pas au-dessus des lois".
L'acteur avait été mis en examen puis incarcéré le 25 novembre dernier pour des "violences volontaires en récidive" dans la nuit du 16 au 17 novembre 2005, qu'il avait reconnues.
Il avait violemment jeté un cendrier sur le jeune homme, lui infligeant plusieurs blessures au visage, dans un restaurant parisien. Le jeune styliste de chez Von Dutch, avec lequel il avait un rendez-vous professionnel - ce dernier venait pour lui remettre des T-shirts de marque - avait porté plainte. |