| mardi 20 janvier 2009, a 07:58 |
| Un internaute dévoilé malgré lui sur la toile |

Laisser des traces sur le net peut nuire: un internaute français pisté par un journaliste du "Tigre" en a fait les frais
Il a vu sa vie privée détaillée dans un portrait publié dans le numéro de décembre du bimestriel qui s'est appuyé sur les infos personnelles qu'il avait disséminées sur Flickr, Facebook ou Youtube.
Le journaliste qui a choisi au hasard l'internaute a retrouvé son employeur, sa famille, deux ex-petites amies, son numéro de portable en seulement 2h.
Dans un article publié mercredi, le quotidien nantais Presse Océan raconte que l'internaute épinglé n'a "pas dormi les nuits" qui ont suivi la découverte de son portrait dans Le Tigre. "Immédiatement j'ai enlevé toutes les informations me concernant sur Internet", a-t-il déclaré à Presse Océan.
Lorsqu'il a pris connaissance de son portrait (seuls les noms propres avaient été anonymisés), l'internaute épinglé a écrit au bimestriel pour protester, notamment pour le risque que représente pour lui l'identification de son employeur, expliquant "Je n'assume pas tout ce que vous avez écrit" dans un courriel publié sur le site du Tigre. Depuis, le journal a modifié le portrait sur son site Internet, pour éviter l'identification de l'internaute, changeant notamment le nom de sa ville de résidence.
Mais Raphael Meltz, fondateur du Tigre et auteur de l'article, ne regrette pas son initiative. "Rendre publique sa vie sur Internet est dangereux, c'est le sens de cet article en général", explique-t-il dans sa réponse en ligne à l'internaute épinglé. Raphael Meltz annonce que le bimestriel va poursuivre sa série de "portraits anonymes" pêchés sur le Net, en variant sa technique de recherche d'informations.
A l'heure où le nombre d'adultes américains qui ont un profil sur un réseau social en ligne a plus que quadruplé au cours des quatre dernières années, pour atteindre 35%, selon une étude du centre de recherches Pew publiée mercredi, l'info fait réfléchir.
Seulement 8% des internautes américains de plus de 18 ans avaient un profil sur un réseau social en ligne en 2005. |
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